Album d'or.

Afin d'enrichir l'album "Hommage à mes parents" je serais heureuse, si vous qui avez connu mes parents, lors de vos vacances chez eux à "Sabina Villa" Prereybère, Ile Maurice et si vous possédez quelques clichés, d'en avoir une copie pour créer l'Album d'or de mes parents aujourd'hui disparus.

Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 17:35

                   Vidéo Souvenir de ma mère...
    Je suis originaire de l'Ile Maurice, dans l'Océan Indien. J'y ai grandi au milieu de mes parents, avec mon frère et mes trois soeurs. J'ai vécu toute mon enfance à Pereybère, village du nord de l'ile, d'abord dans une maison faite de tôles, puis dans une autre "en dur" de plein pied où nous sommes restés quelques années. Mes parents décidèrent la construction d'un autre "campement" où nous avons emménagé, destinant celui que nous quittions, à la location pour les premiers touristes. Au prix d'efforts incessants, celui-ci devint la "Villa Sabina" s'agrandissant d'années en années pour offrir une dizaine de logements confortables, aujourd'hui, étant même recommandée par le guide du routard 2009.
   A présent, je vis en France, dans la région parisienne, ayant fondé une famille, depuis une vingtaine d'années.
Bon nombre de clients européens, et amis  se demandent comment peut-on quitter un tel paradis!
Ce blog se veut nostalgie pour un pays qu'en fait je n'ai jamais quitté vraiment... J' y fus un moment championne, beaucoup de membres de ma famille et amis y vivent depuis toujours.
Voici, résumé en articles de presse, tout ce qu'on disait de moi et de ma discipline, la natation,  j'espère que quelques uns se souviendront de moi et apporteront leurs témoignages et anecdotes pour enrichir ce blog !
Par VEENA - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 18:29

VEENA PANCHOO                      
                                
         "Je ne suis que ma propre devise".


Panchoo, un nom vedette à Pereybère et dans le monde de la natation locale. Celui de trois filles, Shobha, Jaysree et Veena dont l'irruption dans le domaine en 1979 a délivré le secteur féminin de ce sport de son "boring state". En effet, à l'époque, le clan Moutou régnait en maître absolu et personne n'était parvenu vraiment à contester sa puissance. A tel point que cette hégémonie en résultait une forme de monotonie et un goût prononcé d'inachevé dans toutes les compétitions. Grâce à ce trio, l'opposition était née.
C'était la tempête dans les bassins et, du même coup, la natation féminine sortait de sa torpeur et retrouvait son allant. D'abord ce furent Jaysree et Shobha, les aînées qui se mirent en évidence, particulièrement en brasse et en papillon. L'autre, Veena n'était qu'une petite gamine de 13 ans qui, sans prétendre à la victoire donnait des promesses. Pour les deux premières, l'aventure s'est éteinte bien avant d'avoir atteint son plus haut degré, Shobha et Jaysree ayant choisi depuis plus d'une année de fonder un foyer.
Mais le démon de l'eau vit toujours en Veena, qui a pris le relais aux sommet en 1981 avec une étonnante énergie et une remarquable force de caractère et qui continue à tailler sa route.
Aujourd'hui à l'âge de 17 ans, Veena qui s'est spécialisée en dos, papillon, brasse et quatre nages offre le palmarès éloquent d'une championne digne de ce nom, palmarès allumé surtout par quatre records nationaux.
Par Rachid Meerun - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 20:08

 Veena est un cas qui mérite qu'on s'y attarde. Si on doit avouer que la parole facile n'est guère au pouvoir chez cette fille, on admettra  aussi qu'elle frappe par son don de la passion et son élégance. Comme la plupart des ondines, elle a connu une brusque poussée de croissance et aujourd'hui à 1m64 pour 50 kgs, elle possède une morphologie que masquent ses dix-sept ans. Elle est venue avec ses soeurs et son frère Subash à la natation par le canal de l'environnement . Dès sa tendre enfance, sa famille quittait Curepipe pour venir s'installer sur le littoral nord de l'île, plus précisément à Pereybère. La proximité de la mer fit que, à l'âge de huit ans elle était déjà lancée dans le bain par son père. Quatre ans après, alors que cette "tribu" donnait libre cours à sa passion sur le plan d'eau de la localité, elle fut approchée par Rajoo Anasamy, l'un des responsables du ministère de la Jeunesse et des Sports pour la natation dans le nord. La perspective d'une carrière tentait le groupe évidemment, mais il fallut avoir avant tout le consentement de la mère, qui donna le feu vert sans broncher.
L'aventure s'ébauchait à travers les sessions d'entraînement au sein du Pereybère Swimming Club, Veena se sentit vite à son aise, mais lorsque vint l'heure d'effectuer ses premières armes au niveau de la compétition en 1979, la trouille l'assaillit. C'était à l'occasion du gala de Port-Louis au bassin de Taylor Smith. Mais, cette première expérience soldée par une bonne deuxième place en 100 m dos lui fit découvrir les raisons d'espérer. " J'eus l'impression que j'étais capable de conquérir ce nouvel univers. Cependant, j'étais consciente des rigueurs de ce sport exigeant et que celui-ci requiert patience, passion et pratique. Alors j'augmentais la dose de mon entraînement et ma passion de me battre dans un bassin devint plus féroce encore. Mes premiers succès acquis lors du championnat de zone nord-ouest ( à Pereybère) élargissait mon champ de manoeuvre, ma vision et mes ambitions. Effectivement, en 1981 lors des championnats nationaux, à Vacoas, je réussissait à améliorer le record national du 100 yds dos, une performance à laquelle je m'attendais pas".
Par Rachid Meerun - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 16:45


Veena aime déguster le rappel de ce moment puisqu'elle se fit dés lors un prénom dans la discipline. Elle prolongeait son ascension, qui fut ponctuée l'année dernière par trois autres records en 200 yds dos, 200 yds quatre nages et 200 yds brasse. Aujourd'hui, elle est une fille comblée et bien dans ses meubles. Elle attire le respecte et respecte ses adversaires. 
" Mais je ne les crains pas, même si pour F. Lambert, La Française dont j'ai fais mon athlète préféré, j'éprouve une grande admiration ". Elle reconnaît que R. Anasamy fut pour elle ce conseiller privilégié dont une ondine a besoin " Outre mes parents qui m'ont encouragée, cet homme m'a permis de façonner ma carrière, d'acquérir une confiance infaillible et une solide technique en réussissant à faire passer ses connaissances. C'est grâce à eux que je suis parvenu à gravir les échelons et à devenir ce que je suis maintenant. Aussi, j'ai appris à préparer mes courses avec plus de recul et une certaine décontraction" .
Mais notre championne ne se fait pas d'illusions quant à son avenir et celui de la natation mauricienne.
Elle n'est pas entrée dans la natation comme on entre en religion, et le regard qu'elle porte sur sa discipline n'est certes pas celui de Chimène. " Je suis fatiguée de scruter l'horizon. La natation mauricienne a accusé un retard considérable parce qu'on n'a pas pu se procurer des conditions d'entrainement adéquates. Et celle-ci sont liées aux piscines. Les nageurs sont condamnés actuellement à s'exercer dans une seule piscine. Comment peuvent-ils disposer de possibilités pour progresser ? On attend toujours ces avantages, mais on ne voit rien venir ".
Venna sait de quoi elle parle, elle qui a eu la chance de suivre un stage à la Réunion en 1981 sous la conduite d'un entraîneur français. " Ce déplacement fut suffisant pour galvaniser, faire épanouir ce contingent qui avait bénéficier de ce stage. Par la suite, les résultats furent éclatants : pas moins de neuf records étaient pulvérisés."

Par Rachid Meerun - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 19:31

 Pour Veena, il n'y a qu'une seule solution : s'expatrier.
Lorsqu'elle me révèle ce projet, je ne peux m'empêcher de lui demander si elle ne voit pas en cette démarche un mauvais exemple pour l'athlète mauricien. Au risque de paraître rétrograde, elle nous confiera qu'elle ne lutte que pour elle-même et vit en accord avec ses envies.
C'est sa "way of life". "Je ne veux que suivre ma propre devise et je ne me fie qu'à moi-même. Sans renier les autres, j'aime mener cette sorte de vie, partagée entre ma famille et mes ambitions. A l'heure actuelle je suis dévorée par l'idée d'aller en France et de travailler là-bas".
Alors quid de la natation ? Veena n'est disposée à faire ce sport que pendeant deux ou trois années encore.

" Je suis convaincue que je n'ai rien de supplémentaire à prouver. J'ai réalisé tout ce que je voulais et franchement je n'ai jamais subi aucun "major setback". Et j'espère pouvoir maintenir ce "trend" jusqu'à ce que je me retire."



Par Rachid Meerun - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 20:28

  Certes, Veena a dû abandonner ses études scolaires alors qu'elle n'était qu'en Form II à cause des contraintes horaires, qui ne plaisaient pas à sa mère. Mais elle n'a pas ce fardeau de ceux qui, bloqués par bien de contraintes ou l'aspect social sont obligés à rester aux intentions. Ne nous étonnons pas si elle continue à être "in touch" avec l'éducation par l'intermédiaire de leçons particulières en anglais et français et si elle touche régulièrement par-dessus tout cela au tennis et au tennis de table.
Le tennis, elle le pratique à Merville en compagnie de son frère, alors que le tennis de table est joué à domicile.
Avec comme point d'orgue à ces activités, la danse. " Je ne peux manquer d'être attirée par l'enthousiasme qui irradie son visage quand elle évoque ce loisir : " La danse c'est presque tout pour moi. C'est une évasion vitale aux complexités de la vie active ".
Veena, c'est une fille qui s'est créé une image à sa façon.

Il est certain que tout le monde peut saisir cette championne. Car, entre quelque part et nulle part, elle arrive toujours à se situer. C'est peut-être la clé de sa réussite. On regrettera dans une certaine mesure son "stand" vis-à-vis de la société mauricienne et de son sport, mais au moins elle a eu le courage de parler franchement, de dire ce qu'elle a sur le coeur. Un courage qu'on retrouve aussi chez l'athlète Veena, surtout dans la défaite, un fait récent pour illustrer cet état d'esprit de fer. Dimanche dernier, jour où elle ,fêtait son 17 ème printemps, une autre ondine, en l'occurrence M. Rawat, la dépossédait de son record national en 100 yds brasse. Cela a sans nul doute gêné Veena, mais pour elle, la résolution s'est redoublée et ce qui est important la vie continue à se dérouler normalement.

Par Rachid Meerun - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 12:48

    La natation, chez les Panchoo, c'est si l'on ose dire, une histoire de famille. Les pa rents, Sabit et Dayanand, ne sont pas des initiés à la chose mais quatre des cinq enfants 'Shoba, Jayshree, Soodesh et Veena), eux, le sont. Et, à divers moments de leur "carrière", ils ont tous connu la consécration. Shoba Panchoo, à titre d'exemple, revint des premiers jeux des îles de l'Océan Indien en 1979 avec une médaille de bronze doublée d'un record après haute lutte. Six ans après, c'est la benjamine de la famille, Veena, 19 ans qui reprend le flambeau et qui entend manifestement faire aussi bien que sa soeur aînée dans un peu plus d'un mois. A la natation, Veena Panchoo est donc venue naturellement et ce fut en 1976 qu'elle participa à sa première compétition lors de championnat du nord. Et rapidement une première victoire acquise dans 100m dos qui deviendra très rapidement son épreuve de prédilection. Si Venna Panchoo est devenue en neuf ans ce qu'elle est aujourd'hui, elle le doit aux sacrifices qu'elle s'inflige. Tous les jours ou presque, elle s'entraîne à la levée du jour et depuis quelques temps, grâce à la compréhension du chef de village du Club Med, Luc, elle s'entraîne entre 6h30 et 8h30 à la piscine du village en compagnie de son frère Soodesh.
Qu'elle manifeste une présence remarquée au sommet de la natation mauricienne depuis quelques années, qu'elle améliore en "peak form" des records, doit être pris comme l'aboutissement de cet énorme travail préparatoire.
    Samedi, lors des premiers essais chronométrés à la piscine olympique de Beau-Bassin, elle n'a pas, comme vous le savez déjà, manqué de se manifester et au bout du compte elle se retrouva avec deux records nationaux : 
                                                                                                                            Veena dans sa nage de prédilection

Au 100 m dos d'abord elle réalisait un chrono de 1 mn28,59s  et au 200 m dos ensuite avec un chrono de 3 mn16,57s elle effaçait des tablettes, le record qu'avait réalisé Connie Moutou lors des premiers jeux des îles de l'océan indien. S'attendait-elle à tomber ces deux records ? " Non, car je ne me sentais pas tellement en forme, néanmoins cela fait quand même plaisir" , dit-elle avant d'ajouter "Cest le record du 100 m dos qui m'a réellement fait plaisir car on disait que c'était Corinne Leclair qui allait gagner. Je l'ai battue de peu, certes n'empêche que je l'ai battue  quand même".


N'y a t-il pas eu de problèmes d'acclimatement avec la nouvelle piscine ? "Non en ce qui me concerne dans la mesure où j'ai l'habitude de m'entraîner en mer sur 50 mètres. Autrement je trouve qu'elle est très belle notre piscine et je pense qu'avec cet outil de travail la natation mauricienne a franchi un pas dans la bonne direction."
Tout n'est cependant pas rose, loin de là. Habitant dans le nord du pays, à Pereybère. Veena et son frère Soodesh ont des problèmes pour aller s'entraîner à Beau-Bassin, car ne travaillant pas, il leur est difficile de trouver de l'argent pour faire les frais de déplacement. "Ce problème est d'autant plus grave que l'on pourvoie un moyen de transport pour des nageurs habitant à Curepipe alors que nous on nous a simplement oubliés. Alors je pose la question  : pourquoi ce qui est possible pour les autres ne l'est pas pour nous."
affirme Veena Panchoo avec un air agacé.
Et les jeux, comment ça se présente ? "Il est évident, affirme t-elle que les réunionnaises et les Réunionnais en général nous sont supérieurs et ce n'est pas demain qu'on va combler cet écart. N'empêche qu'on va défendre crânement nos chances et essayer d'apporter un petit quelque chose au pays. Personnellement, j'espère faire aussi bien que ma soeur Shoba qui avait enlevé une médaille de bronze en 1979. Mais en fait rien que d'être parmi les nageurs qui représenteront Maurice en août/septembre prochain, c'est déjà quelque chose".  En fait pourquoi est-ce qu'elle nage Veena Panchoo : "Je nage pour le plaisir, pour rester en forme. Les bonnes performances, les records, cela fait certes plaisir, mais pour moi ce n'est pas le but visé. Je ne nage pas pour devenir une vedette, ça jamais". Le baron de Coubertin là où il se trouve actuellement doit sans doute être heureux de savoir qu'il existe encore des athlètes pour lesquels l'important c'est encore de participer...

PHOTOS ET COUPURES DE PRESSE en vrac...




Et encore...










Nos couleurs
d'AndréLegallant                                                             

Rouge les flamboyants
foyers d'incendie
aux quatre phares de l'horizon
symbole du sang répandu de nos aïeux
je te nomme fraternité.

Bleu des îles australes
miracle de la mer indienne
qui déferle sur nos côtes
d'eternelles symphonies
je te nomme fidélité.

Jaune des plages aux sables d'or
que protègent de hauts cocotiers
dont les cimes ruissellent
du trésor du couchant
je te nomme prospérité.

Vert des nos immenses champs de cannes
debout autour de vieux moulins
qui sentent le sucre et la mélasse
le dur labeur en plein soleil
je te nomme fertilité.

Rouge bleu jaune vert
désormais réunis pour la gloire d'un peuple
sur le chemin de la liberté
plus d'un siècle aujourd'hui
vous porte le salut.

Par 16 JUILLET 1985, Mauritius - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 17:47

 


    Lundi 29 décembre 1980

    "La natation accroche. Elle accroche tant au niveau des compétitions que le ministère de la jeunesse et des sports n'a pas hésité à créer des centres à travers l'île leur dotant chacun de deux moniteurs afin que ceux-ci puissent inculquer aux jeunes toutes les techniques de ce sport. Néanmoins, nos performances seront une fois encore décevantes aux prochains jeux des îles. Cela durera tant que nous n'aurons pas une piscine aux dimensions olympiques."

Cette constatation émane d'une jeune fille qui a vécu toute son enfance non loin de la mer. Elle a pour nom Shoba Panchoo. Elle a dix-huit ans. Elle habite Pereybère, il y a treize années déjà.
Un visage qui plaît. De longs cheveux noirs quelque peu rougis par le soleil tmbent en boucles sur les épaules.
Drapées dans un paréo qui épouse son corps bronzé. Melle Panchoo donne l'impression de sortir d'un dépliant touristique.
Ses soeurs Jayshree et Veena (qui ont vingt et quatorze ans respectivement) et son frère Soubash, seize ans, sont tous d'excellents nageurs et ont, comme leur soeur Shoba, des fleurons à leur palmarès.
C'est avec une joie indicible qu'elle nous parle de ses parents. De sa mère surtout qui reste le meilleur des "supporters". Son père habitait les Plaines-Willems. Il avait une grande passion pour la natation. Durant les week-ends, il allait à bicyclette sur les plages chaudes du Nord, chercher la farniente. Quand il se maria, les choses ne furent plus les mêmes. La naissance de Jayshree puis celle de Shoba l'incitèrent à chercher une meilleure situation pour faire vivre sa famille. Il choisit Pereybère, en raison de sa topographie et la beauté de sa plage. La famille Panchoo put trouver une demeure qu'elle délaissera pourtant pour s'installer à "Sabina Villa" située non loin du lagon. Shoba n'avait que cinq ans quand sa famille vint s'établir à cet endroit. Elle grandit sous le "ceptre de Neptune". Pourtant la création d'un centre de natation, deux moniteurs, délégués par le ministère de la Jeunesse te des Sports, vinrent dans la région initier les jeunes. Les méthodes qu'ils employaient étaient différentes de celles des Panchoo. Ces derniers comprirent que c'était pour eux une aubaine. Effectivement, ils nageaient sans en connaître le précepte. Pour le crawl, par exemple, la position des pieds n'était pas la bonne, les bras trop écartés et la respiration mauvaise. Ils s'épuisaient vite. Ces faiblesses furent tôt décelées par les instructeurs qui surent remédier à cet état de choses. Tous les quatre mois, les adhérents du centre sont sanctionnés par un examen.
Or, reconnaît Shoba, la compétence des moniteurs est une marque de confianceet les élèves enregistrèrent des progrès bien avant la tenue des examens? Un fait aussi à signaler, depuis la création de centres à travers l'île, il y a moins d'accidents par noyade qui sont dans la plupart des cas causés par des crampes.
    Les compétitions inter-zones et inter-centres ont créer un impact sur Shoba. Les inter-zones regroupent des équipes de Curepipe, Pereybère, Baie du tombeau et Belle-Mare. Quand les compétitions ont lieu, un endroit est choisi pour leur déroulement. Pereybère eut l'honneur d'être l'équipe hôte en 1974. Les soeurs Panchoo occupèrent le tableau d'honneur.
Pour les inter-centres, en 1975, six centres déléguèrent leurs meilleurs nageurs aux championnats qui eurent lieu à Vacoas. La première place fut occupée par Corinne Moutou (100m brasse) et la deuxième place dans le crawl revint à Jayshree Panchoo, la soeur aînée de Shoba.
    Dans la ligue de natation de la MSA, en février dernier, deux manches furent remportées par Blue Bay et une revint à Pereybère.

    Cette année, le reccord de Maurice dans le 100 m brasse fut établi par Shoba Panchoo dans le temps de 1mn 33 1/5s. L'ancien record étant détenu par Corinne Moutou.
    Aux Jeux des îles qui se tinrent à l'île de la Réunion l'année dernière, Shoba fut la seules mauricienne à occuper la troisième place en natation et à obtenir la médaille de bronze.
    Cette année, elle et soeur Jayshree eurent l'occasion de se rendre de nouveau dans ce pays ainsi que d'autres nageurs mauriciens. Le cours, d'une durée de deux semaines était placé sous la supervision de M; Dominique Foubert, ancien champion de France de natation.
    L a première journée d'entraînement, déclare Shoba ne fut pas de tout repos pour les Mauriciens. Certains d'entre nous qui n'avaient jamais nagé dans une piscine olympique éprouvaient des difficultés. Leur inexpérience rendait la journée assez terne. ". Et Shoba d'expliquer qu'à Maurice les nageurs ont accès à la piscine de la S(M)F à Vacoas et que celle-ci n'est pas réglementaire. Malgré la bonne volonté des autorités locales à aider les nôtres, ceux-ci n'arrivent pas à nager "décontractés" comme le font les Réunionnais. Ces derniers sont sous la responsabilité des moniteurs qui surveillent étroitement leur forme. Faisant la rétrospective, elle dira qu'une fois que les stagiaires Mauriciens se furent habitués aux couloirs de la piscine, l'impression qu'ils créèrent sur M. Foubert fut telle que celui-ci n'hésita pas à leur dire qu'ils avaient un bon potentiel.
    Shoba Panchoo parle du bon travail qui est fait dans le domaine de la natation, de la prise de conscience des jeunes à pratiquer ce sport, de l'aide apportée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que d'autres organismes. Et de renchérir que les Mauriciens peuvent faire mieux quand il s'agit de défendre les couleurs de leur patrie. A quand donc une piscine olympique pour qu'ils prouvent leur suprématie ?
(Interview réalisée par Roland MAUNICK)

Par VEENA - Communauté : ANCIENS SPORTIFS ILE MAURICE
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 20:34

Par VEENA
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 12:27



Pourquoi ce prénom de "Mary" ?
Chez les Hindoux, point de prénom chrétien ou créole. La grand-mère serait fâchée.
Hors, Mes parents habitaient, avant la naissance de leur premier enfant Sujatta, ma soeur
aînée, à Curepipe, Camp Caval, et c'étaient des musulmans qui étaient leurs voisins proches; Un couple,
dont la femme était très bonne copine avec ma mère. 

Le nom Curepipe vient du fait que, durant la période napoléonienne, les soldats de l'Empereur y avaient installé une garnison : leur occupation principale consistait à fumer la pipe et à la curer lorsqu'elle était bouchée. En fait, lorsque les soldats et autres voyageurs traversaient l'île de Port-Louis à Grand-Port, une pause s'imposait après de longues heures de marche.Cette pause se faisait justement sur le plateau central où est située aujourd'hui la ville, car elle était à peu de chose près à mi-chemin entre les deux villes précédemment citées. Les hommes profitaient pour se laver, casser la croûte, curer leur pipe souvent bouchée et laisser se reposer les chevaux. C'est ainsi que le nom de Curepipe fut retenu pour nommer la ville.
Le climat y est froid et humide durant la période hivernale, mais devient un refuge privilégié durant la saison chaude, avec les températures accablantes que connaît alors le littoral.
Un hiver, pour se chauffer, cette voisine fit un feu, et sa petite fille tomba accidentellement dans les flammes et périt. Accablée de douleur et inconsolable, elle fit promettre à ma mère d'appeler son enfant à venir du prénom de sa petite fille disparue, et c'est ainsi que ce dernier est celui d'usage de ma grande soeur !


 Au second étage de la Tour Eiffel
 




Par VEENA
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 20:53

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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 20:55

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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 00:17

L’idée de retracer les moments forts de la natation à Maurice m’est venue dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire de l’Indépendance. Il se peut que j’ai oublié quelques événements, mais je partage ici les souvenirs que j’ai toujours en tête. Je m’arrête à la création de la Fédération mauricienne de natation, l’année des Jeux des îles à Maurice. Il y eut par la suite l’avènement des Sultan Beeharry, Corinne Leclair, etc.

Les nageurs qui m’ont le plus impressionné sont Robert François, Jean-Claude Farla, les frères Boullé (Jan et Max-Emil), Jean-Claude Sooknundun, Alain Wong, François Ng Lai, Jacques Bourdally, Dominique Patureau, Catherine de Spéville, Veena Panchoo, Brigitte Nellan, Corinne Leclair, Benoît Fleurot, Sultan Beeharry, Christophe Lim et Gino Valère. »

NdlR : Ronald Moutou, 72 ans, est dirigeant et entraîneur au Club des Sauveteurs (CDS). Il prend toujours part aux compétitions de natation lors des Masters et de la Ligue en mer.

■ 1955 : Premier gala de la force policière à Mont Choisy sous la responsabilité de feu Clovis Nadal.

■ 1955 : Création du premier club de natation, notemment l’Amateur Swimming Association à Baie-du-Tombeau. L’idée revient à un groupe d’amis qui nageaient souvent à « La Baie » et composé de Rajoo Anasamy, Clovis Vellin, Lindsay Haché, Henri Koo Seen Liu et moi-même. Plusieurs clubs furent créés par la suite avec l’objectif de prendre part au Gala du Dry Dock. Parmi eux on comptait la Young Swimmers Association, le Goulet Club de Natation et le Port Louis Swimmers Club de feu Anif Johoredeen, qui fut une ancienne gloire de la Fire Brigade.

■ 1958 : Premier gala organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports à Mont Choisy à l’initiative de Serge Philogène, alors Youth Officer. Une seconde édition eut lieu en 1959 à Rivière-Noire, puis il y eut le cyclone Carol en 1960. Nos plages furent dévastées et les compétitions en mer abandonnées.

■ 1965 : Premier gala de la municipalité de Port-Louis à l’initiative de feu Sir Gaëtan Duval. Le gala de la municipalité fut organisé annuellement au mois d’août au Dry Dock de la firme Taylor Smith. Pendant cette période, Gaëtan Duval avait évoqué la construction d’une piscine olympique à Port-Louis et la maquette fut même dévoilée par la Princesse Alexandra lors de sa visite à Maurice.

■ 1968 : Le club des Sauveteurs voit le jour, quelque temps après les bagarres raciales. Ce fut le premier club à introduire le concept de Life Saving à Maurice par l’intermédiaire d’Archimède Leclair, moniteur d’éducation physique à la Police Training School. Les compétitions ont repris grâce aux démarches de Reynolds Laurent qui était le Welfare Officer de la mairie de Port-Louis.

■ 1969 : Percy Julien est à la base d’un regroupement de plusieurs clubs précités pour former la branche locale de la Royal Life Saving Society. Louis Espitalier-Noël fut le premier président.

■ 1976 : Création de la commission de natation de la Mauritius Sports Association. La première compétition organisée par cette instance fut la Ligue en mer, une idée de Roland Edmond. C’était la même formule de la Ligue de cross d’athlétisme. Les plages choisies furent Belle Mare, Flic-en-Flac, Pereybère, Blue Bay et Mon Choisy. A Blue-Bay j’étais le grand favori, mais je fus battu par un néophyte. On découvrit alors Jean-Claude Farla. Parmi les vainqueurs de la Ligue, je me souviens de Robert François, Jean-Claude Sooknundun, Jacques Bourdally, Sultan Beeharry, Marie-Josée et Connie Moutou, Sobha et Veena Panchoo et Brigitte Armand.

■ 1978 : C’est la guerre froide entre la Mauritius Sports Association (MSA) et le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Ce dernier transforme les Centres de natation, qui se situaient tous sur les côtes, en clubs. Il n’y avait alors aucune piscine.

■ 1979 : Les premiers Jeux des îles à la Réunion. Maurice établit deux sélections, une de la MSA et l’autre du MJS. Richard Meeterjoye était le responsable de l’équipe féminine et moi-même de l’équipe masculine. Petite anecdote : Alain Wong avait été retenu en natation et en basket. Il dut finalement opter pour la natation.

■ 1985 : La Fédération mauricienne de natation voit le jour avant la tenue des Jeux des îles à Maurice. Il y eut la construction de la piscine Serge Alfred et les premiers cours pour officiels par le Français Dominique Foubert, le CTR de la Réunion, et les premiers cours pour entraîneurs par le Français Gérard About.

par Roland MOUTOU

 

Par VEENA
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